L’hyperbole n’a jamais mis en péril un régime FREE RITCHY

Rechercher sur Internet le référencement de l’expression « brûler l’Elysée » et l’on débouche sur deux occurrences, l’une concernant l’incendie ayant touché l’Elysée Montmartre avec des éléments factuels et l’autre le « palais de l’Elysée » avec l’utilisation d’un champ lexical sourdant menaces et punition.  Nos faiseurs de « la loi et de l’ordre » ont oublié la valeur symbolique d’une figure de rhétorique qui est employée à l’envi chez les communicants et les militants, l’art de l’hyperbole. Aller brûler l’Elysée est à prendre à ce niveau, tout comme d’ailleurs le lieu ‘l’Elysée’ qui ne représente que le lieu d’un certain pouvoir. Il ne s’agit pas d’un pouvoir démocratique représentatif du peuple. Il représente, depuis des décennies, un pouvoir oligarchique, financier et armé contre le peuple. Un pouvoir manifestant par la voix de ses représentants et de ses alliés de la haine et du mépris à l’égard du peuple. Dès lors faire semblant de croire et de laisser croire que Ritchy Thibault a derrière lui les troupes nécessaires pour mettre le feu à l’Elysée est un mensonge du même ordre que ceux que profère ce régime à l’égard des migrants, des jeunes, des lycéens, des étudiants, des militants, des personnes dénonçant le génocide se déroulant depuis plus de soixante-dix ans sur la terre de Palestine, de certains partis et organisations politiques et la liste pourrait s’allonger. Le pouvoir actuel n’aime que les produits de la finance et ceux qui lui permettent de se maintenir alors qu’il a été dénoncé au niveau de l’ONU pour l’emprisonnement arbitraire de Georges Ibrahim Abdallah, et est encore dénoncé pour l’usage incontrôlé et illégal de la force par la police et la gendarmerie, pour la colonisation de Mayotte, pour son rôle de pilleur de l’Afrique, en Kanaky et dans les territoires colonisés de la France, là aussi la liste ne peut que s’allonger…

Il faut parfois raison garder et ne pas crier au feu quand il n’y a qu’un appel à changer substantiellement la vie des exclus, des racisés et de ceux dont le pouvoir a brisé et la vie et la voix. Les voix se sont tues trop longtemps, celles qui tentaient de se faire entendre ont été ignorées. L’hyperbole employée par Ritchy Thibault n’est qu’un avertissement. Votre système et vos affidés sont allés trop loin. Il est temps que cela s’arrête. C’est cela qu’exigent les jeunes, fiers et courageux, qui hantent vos rêves ; c’est cela que répète Ritchy Thibault qui a, en commun avec la plupart de jeunes se soulevant contre un pouvoir qui les méprise, l’amour de l’Autre.

Peut-on sérieusement croire qu’à la suite de cet appel à se réveiller, ce que la justice a considéré, de manière sur-interprétative, comme étant « (…) une intention ou une menace de dégradation contre les institutions de l’État ou les biens publics » -articles 433-3 et 322-6 du Code pénal-, des centaines de personnes vont bondir sur l’Elysée avec fagots de bois et allumettes ? Come on ! 

Ce qui est sûr c’est qu’il faut changer les institutions porteuses de guerre aussi bien aux frontières qu’à l’intérieur et à l’extérieur.

Ritchy Thibault, prisonnier politique d’un ordre meurtrier, en détention provisoire en isolement, uniquement pour des mots, doit être libéré.

Tout comme le système répressif doit libérer et abandonner toutes les charges contre les jeunes arrêtés depuis plusieurs mois

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