LA FONDATION FRANTZ FANON À L’INITIATIVE D’UNE DÉMARCHE JURIDIQUE INTERROGEANT LA RESPONSABILITÉ DE L’ETAT APRÈS LES PROPOS DE LA MINISTRE CHARGÉE DE L’ENFANCE, DE LA FAMILLE ET DES DROITS DES FEMMES

 

Les mots ont leur importance ; ceux employés par la ministre chargée de l’Enfance, de la Famille et des Droits des femmes mettent en évidence qu’au sein du gouvernement actuel la pensée coloniale est toujours présente. Lors de son interview sur RMC, la ministre, Madame Rossignol, a démontré son ignorance en matière de nationalité ; en affirmant, la main sur le cœur, que « nous avons le devoir de garantir à tous ceux qui vivent en France, et aux franco-musulmans, qu’ils y vivent bien », elle démontre ainsi sa méconnaissance de la différence entre religion et nationalité. De plus, elle encourage non seulement un discours de haine et d’exclusion en discriminant les femmes de confession musulmane et en suscitant des pressions sur celles qui portent le voile, mais aussi remet en cause la liberté de se vêtir, qui est un élément de l’intimité de la vie privée, mais aussi la liberté de commerce et de l’entreprise en traitant « d’irresponsables » des grandes marques comme H&M, Uniqlo, Dolce Gabanna parce qu’elles feraient la promotion de « l’enfermement des femmes ». Dans ce combat, le gouvernement vient d’être rejoint par Elisabeth Badinter qui, dans un entretien au journal Le Monde (édition du 2 avril), pense « que les femmes doivent appeler au boycott de ces enseignes ». Sera t elle, comme les militants de BDS, poursuivie par ces marques pour entrave à l’exercice normal d’une activité économique, critère de la provocation à une discrimination illicite ?

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